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Comment choisir un tuteur sur TutorAide : décrire le besoin, puis juger les premières séances

Comment choisir un tuteur sur TutorAide : décrire le besoin, puis juger les premières séances

L'équipe TutorAide •

Quand on cherche un tuteur pour son enfant, on imagine souvent qu’il faut comparer des dizaines de profils, de photos et de diplômes. Sur TutorAide, ça ne se passe pas comme ça. Vous ne parcourez pas un catalogue : vous décrivez le besoin, et une personne de l’équipe fait le jumelage.

Choisir un tuteur, ici, se joue donc à deux moments. D’abord quand vous remplissez la demande. Ensuite pendant les premières séances, quand vous voyez si le jumelage tient. Voici quoi faire à chacun de ces moments.

Pourquoi on ne choisit pas dans un catalogue

Un bon tuteur sur papier n’est pas toujours le bon tuteur pour votre enfant. Il doit être à l’aise avec la matière et le niveau, parler la langue dans laquelle votre enfant apprend, être libre aux heures où votre enfant l’est, et, pour le tutorat à domicile, pouvoir se rendre chez vous. Un profil brillant qui n’est jamais libre le mardi soir ne vous aide pas.

C’est pour ça que le jumelage passe par une vraie personne plutôt que par une liste à trier. Chaque tuteur est aux études universitaires ou diplômé, a au moins 18 ans, passe une entrevue et accepte une vérification de ses antécédents avant d’être jumelé. Votre rôle n’est donc pas de vérifier ces bases, mais de donner l’information qui permettra de trouver la bonne personne parmi eux.

Avant de remplir la demande : préciser le besoin

Prenez cinq minutes pour répondre à trois questions, idéalement avec votre enfant.

Quel est l’objectif? « Améliorer en math » est trop large. « Comprendre les fractions avant la fin de l’étape », « réussir l’épreuve du ministère en juin » ou « retrouver une routine de devoirs qui ne finit pas en chicane » donnent une direction au tuteur dès la première séance.

Qu’est-ce qui bloque, concrètement? Relisez le dernier bulletin et les commentaires de l’enseignant. Si vous ne savez pas trop comment le lire, notre article sur le premier bulletin donne les questions à poser à la rencontre de parents.

Est-ce bien un tuteur qu’il faut? Si la difficulté persiste malgré l’aide habituelle, qu’elle touche la lecture ou l’écriture de façon marquée, ou qu’un trouble d’apprentissage est soupçonné, parlez d’abord à l’école. Un orthopédagogue ou une orthophoniste peut être une meilleure réponse. Notre tour d’horizon de l’aide scolaire au Québec compare les options, gratuites et payantes.

Remplir la demande : ce qui compte vraiment

Le formulaire de demande se fait en quelques écrans. Certaines réponses pèsent plus que d’autres dans le choix du tuteur.

Le niveau et les matières. Choisissez le niveau exact (de la 1re à la 6e année, de la 1re à la 5e secondaire, cégep) et seulement les matières prioritaires. Demander de l’aide dans quatre matières à la fois réduit le nombre de tuteurs possibles et dilue les séances. Au cégep, indiquez le code et le titre du cours.

La description des difficultés. Ce champ est facultatif, et c’est pourtant le plus utile. Deux ou trois phrases suffisent : la notion qui bloque, depuis quand, ce que l’enseignant a observé, comment votre enfant réagit devant la matière. « Comprend en classe mais perd ses moyens en examen » et « n’a jamais vraiment compris l’algèbre de 2e secondaire » n’appellent pas le même tuteur.

La langue du tutorat. Indiquez la langue dans laquelle votre enfant est évalué à l’école. Un élève d’une école anglophone qui prépare son examen de math en anglais a besoin d’un tuteur qui explique dans cette langue.

La modalité. À domicile, en ligne ou dans un lieu public. En ligne, le choix de tuteurs est plus large et le jumelage plus rapide. À domicile, il dépend des tuteurs qui habitent votre secteur. Si votre enfant se concentre bien devant un écran, le tutorat en ligne vaut souvent la peine d’être essayé.

L’horaire et le début. Donnez vos vraies disponibilités, pas celles que vous espérez. Une plage large (par exemple « lundi, mardi ou jeudi après 16 h ») ouvre plus de possibilités qu’un seul créneau. Le formulaire affiche ensuite une estimation du coût selon la fréquence choisie.

Si vous avez des questions avant de vous engager, vous pouvez demander à être rappelé par l’équipe au lieu de tout remplir seul.

La première séance : quoi observer

Un bon début ne se mesure pas encore aux notes. Il se voit plutôt à la façon dont le tuteur s’y prend.

  • Il pose des questions avant d’expliquer. Il regarde les cahiers, les évaluations récentes, demande à votre enfant ce qui lui semble difficile.
  • Il fixe un objectif clair pour les prochaines semaines, en lien avec ce que vous avez écrit dans la demande.
  • Votre enfant a parlé. Une séance où l’adulte explique pendant une heure pendant que l’élève hoche la tête n’est pas un bon signe.
  • Votre enfant accepte d’y retourner. Il n’a pas besoin d’être enthousiaste, mais il ne devrait pas redouter la prochaine séance.

Ces critères recoupent ceux qu’Alloprof suggère aux parents pour évaluer un tuteur, peu importe où on le trouve : son expérience, son approche, sa personnalité.

Après chaque séance, prenez deux minutes pour demander à votre enfant ce qu’il a travaillé. S’il est incapable de le dire, parlez-en au tuteur.

Après quelques semaines : faire le point

Laissez au moins quatre ou cinq séances avant de juger. Les premières servent souvent à repérer les trous et à bâtir la confiance. Ensuite, posez-vous trois questions :

  1. Votre enfant comprend-il mieux la notion visée? Les devoirs dans cette matière se font-ils avec moins de résistance?
  2. Le tuteur vous donne-t-il des nouvelles claires de ce qui a été travaillé et de la suite?
  3. L’objectif de départ est-il toujours le bon, ou faut-il l’ajuster?

Si rien ne bouge, ni dans la compréhension, ni dans l’attitude devant la matière, ce n’est pas un échec. C’est une information.

Quand demander un autre tuteur

Le jumelage ne fonctionne pas toujours du premier coup, et c’est normal. Les raisons les plus courantes : un horaire qui ne tient pas, une façon d’expliquer qui ne rejoint pas votre enfant, ou un besoin qui a changé depuis la demande (un examen qui approche, une nouvelle matière qui accroche).

Dans ce cas, écrivez ou appelez l’équipe. Quand un jumelage ne clique pas, on le refait. Pour que le deuxième soit le bon, donnez un exemple précis de ce qui n’a pas fonctionné, et mettez à jour la description du besoin si elle a changé.

En résumé

  • Sur TutorAide, choisir un tuteur commence par une demande précise : objectif, notion qui bloque, langue, modalité et vraies disponibilités.
  • Le champ de description des difficultés est facultatif, mais c’est lui qui aide le plus au jumelage.
  • À la première séance, regardez si le tuteur questionne, fixe un objectif et fait parler votre enfant.
  • Faites le point après quatre ou cinq séances, et demandez un autre tuteur sans gêne si ça ne fonctionne pas.

Prêt à décrire le besoin de votre enfant? La demande se fait en quelques minutes, sans frais d’inscription, et aucun montant n’est débité avant la première séance. Voir nos tarifs ou demander un tuteur.

Sources

Questions fréquentes

Est-ce que je choisis moi-même le tuteur sur TutorAide?

Pas dans un catalogue de profils. Vous décrivez le besoin de votre enfant dans la demande (niveau, matières, difficultés, langue, modalité, horaire), et une personne de l'équipe fait le jumelage à partir de ces critères. Plus la demande est précise, plus le premier jumelage a de chances d'être le bon.

Combien de temps faut-il pour avoir un tuteur?

En ligne, on vous jumelle avec un tuteur sous 24 à 48 h. À domicile, le délai dépend des tuteurs disponibles dans votre secteur.

Peut-on changer de tuteur si ça ne fonctionne pas?

Oui. Si le jumelage ne convient pas, écrivez ou appelez l'équipe et un autre tuteur vous sera proposé. Le mieux est de le dire tôt, avec un exemple concret de ce qui ne fonctionne pas : ça aide à mieux choisir la deuxième fois.

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